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Canadian Musician : « Quoi, qu’est-ce que vous dites? » Comment prévenir la perte d’acuité auditive


Cet article est adapté de l’article « What’d You say? », paru dans Canadian Musician, vol XXIII no. 4, grâce à l’aimable autorisation de ses éditeurs.


La vie de tous les jours offre déjà énormément d’occasions d’abîmer votre appareil auditif. Si en plus vous êtes musicien et que vous devez subir l’assaut quotidien des solos de drums et de guitares amplifiés par des systèmes de son ayant trois réglages possibles : fort, plus fort et assourdissant, vous devriez sans tarder réfléchir aux moyens de préserver votre ouïe.

Voyons comment l’oreille fonctionne. Le son est tout d’abord dirigé vers le tympan, qui vibre lorsqu’il le reçoit dans le canal auditif. Cette vibration met en branle une chaîne assez complexe, par laquelle le son est transformé en énergie mécanique puis en système hydraulique. Ce système fait appel à des milliers de cellules nerveuses, qui, à leur tour, envoient des signaux électriques au cerveau qui les traduit en sons.

Malgré l’extrême complexité de ce processus, il n’existe pas de mécanisme empêchant les sons trop forts d’y pénétrer. Quand cela arrive, deux choses peuvent se passer. La première est le traumatisme auditif, causé par des sons brefs mais très forts tels une explosion, un coup de fusil, etc. Le résultat peut être une perte immédiate, sévère et permanente d’acuité auditive. Ce traumatisme peut affecter n’importe quelle partie de l’oreille et le blessé peut aussi ressentir de la douleur à la suite de la rupture de certaines parties de l’appareil auditif.

La seconde est plus subtile et moins facile à déceler immédiatement. Quand votre ouïe est exposée fréquemment à des niveaux élevés de décibels, vous subissez d’abord une perte d’acuité temporaire, puis permanente. Cela peut aussi occasionner des acouphènes, ces bruits infernaux de sonnerie ou ces bourdonnement parfois quasi permanents, qui peuvent rendre certaines personnes presque dingues!

Il y a cependant des moyens de préserver votre ouïe, dont le plus évident est de baisser le volume (après tout, si de nombreux musiciens rock sont sourds, sans parler de leurs ingénieurs de son, ce n’est pas pour rien). Et bien sûr, il existe une gamme de protecteurs qui vont des simples bouchons en cire ou en mousse aux protecteurs moulés sophistiqués et « high tech » que de nombreux artistes portent lors de leurs spectacles (et de ceux de leurs copains).


Vous remarquerez dans les tableaux plus bas qu’à aucun moment il n’est recommandé de s’exposer, ne fut-ce que quelques minutes, à une répétition de « band » ou à un concert rock sans protection. Et l’exposition à long terme supérieure à 85 décibels est une garantie que vous devrez porter un appareil auditif un jour, ou risquer de ne plus entendre… votre propre musique!


Des sites où vous trouverez de l’information supplémentaire en français : www.total.net/~audioco/html/navigh.html et www.canadian-health-network.ca/, ou en anglais : www.hearnet.com et www.hei.org.


Exposition maximale quotidienne
90 dB : 8 heures
92 dB : 6 heures
95 dB : 4 heures
97 dB : 3 heures
100 dB : 2 heures
102 dB : 1 1/2 heures
105 dB : 1 heure
110 dB : 1/2 heure
115 dB : 1/4 heure ou moin


Tableau de correspondances
150 dB : décollage d’un avion à réaction
140 dB : coup de fusil
130 dB : concert rock ou marteau-piqueur
120 dB : répétition d’un groupe, discothèque
110 dB : casque d’écoute
100 dB : usine
90 dB : métro, motocyclette
80 dB : circulation dans une rue animée
70 dB : restaurant ou séchoir à cheveux
60 dB : conversation
30 dB : chuchotement


Pour plus d’information, veuillez visiter H.E.A.R. ou Audio Conseil.


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